vendredi 11 juillet 2008

Bulletin d’information 2

Conformément aux engagements pris entre les deux tours des élections municipales nous avons assisté à tous les conseils municipaux depuis mars 2008. Plusieurs questions se posent quant aux intentions et à la capacité d’action de la municipalité Jonget.

1. Cette municipalité a-t-elle un véritable projet d’urbanisme sur l’espace Gendre ?

Nous sommes stupéfaits par l’incapacité de la municipalité actuelle à concevoir un projet d’urbanisme cohérent sur l’espace Gendre, malgré ce qui avait été annoncé lors de la campagne électorale.

La commune va céder gracieusement 2000 m2 à la Communauté des Communes pour y construire une crèche. La perte financière de ce magnifique cadeau s’élève à 264 000 euros (le terrain avait été négocié à 132 euros le m2 par la précédente municipalité).

D’autre part, quel intérêt de conserver deux maisons délabrées implantées sur ce site (décision du conseil municipal du 26 mai 2008) alors que son aménagement nécessite de repenser l’espace dans sa globalité.

La municipalité actuelle, prise au piège de ses promesses, s’oblige à se démarquer du projet que nous portions, quitte à se priver de projets cohérents et financièrement équilibrés. La commune s’aventure donc dans des élucubrations surréalistes et coûteuses.

Alors qu’il est question d’un audit « neutre » sur les finances communales (les audits donnent toujours raison à ceux qui les commanditent !), commençons par ne pas dilapider les deniers publics par des décisions coûteuses pour le contribuable Quissacois !

2. Cette municipalité fait-elle une politique sociale ?

Comme si l’augmentation du prix de l’essence ne suffisait pas, la mairie de Quissac a voté :

  • l’augmentation de l’eau

  • l’augmentation du branchement à l’assainissement

  • l’augmentation de la taxe des terrasses de cafés

  • l’augmentation des places de marché

  • l’augmentation de la garderie (de 20 à 25%)

Ces augmentations vont peser lourdement sur le pouvoir d’achat des Quissacois.

En proposant, lors du conseil municipal du 26 mai, de supprimer la dernière heure de garderie pour nos enfants, la municipalité actuelle pénaliserait les familles dont les parents travaillent. Cela est inacceptable dans le contexte actuel de plus grande flexibilité des horaires de travail.

De même, la suppression du projet de supermarché Aldi sur l’espace Gendre, prive les familles les plus modestes d’un équipement commercial « discount » dont elles ont bien besoin.

Après seulement trois mois de mandat, le constat est accablant ! Nous réclamons une véritable politique sociale à Quissac conformément à l’engagement que la liste Jonget avait pris.

3. Cette municipalité est-elle soucieuse de la sécurité de nos enfants ?

Le conseil municipal du 26 mai 2008 a entériné le déplacement de la crèche sur l’actuel terrain Gendre. Cette solution est inadmissible pour la sécurité de nos enfants. Elle oblige enfants, parents et personnel de la crèche à traverser la départementale 999 plusieurs fois par jour pour se rendre au centre ville. Faut-il attendre un accident pour démontrer l’absurdité d’un tel choix ? L’implantation initiale au fond du champ de foire offrait toutes les garanties de sécurité, permettait de conserver près du centre un équipement apprécié de tous et contribuait à mettre en valeur un espace peu attractif.

De même le déplacement d’une classe de maternelle sur le « parking Eminence » (dans la salle équipée par l’ancienne municipalité pour recevoir la cantine) va faire courir un risque supplémentaire à nos enfants. En effet, cette classe n’aura désormais plus de cour de récréation attenante (oui c’est possible en 2008 !) et les enfants devront traverser le parking trois fois par jour pour se rendre dans la cour actuelle. Faut-il, là encore, attendre un accident pour démontrer l’absurdité d’un tel choix ? Ce ne sont pas les quelques équipements de sécurité annoncés qui vont rassurer les parents.

Nous demandons une véritable réflexion (et du bon sens !) sur la sécurité des déplacements piétons à Quissac notamment à proximité des écoles et entre les écoles et la cantine (cheminements non sécurisés).

4. Cette municipalité est-t-elle soucieuse des préoccupations environnementales ?

Aujourd’hui, l’environnement est une préoccupation majeure des collectivités territoriales. Nous nous réjouissons donc de l’introduction du bio à la cantine scolaire (conseil municipal du 27 juin 2006) mais regrettons le ridicule des mesures adoptées : un repas bio par trimestre pendant un an !!!

Par ailleurs, nous déplorons vivement que les rues de notre village et, plus encore, les berges du Vidourle, soient traitées avec un désherbant chimique hautement toxique, qui pollue la faune, la flore et rend impropre les eaux de baignade.

Nous réclamons d’urgence une politique environnementale ambitieuse!

Soucieux de l’intérêt général et de l’avenir de notre village, nous continuerons à vous tenir régulièrement informés des affaires communales.

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